Accueil / Généraux / Mikhail Koutouzov
Époque Moderne

Mikhail Koutouzov

Feld-maréchal de Russie, sauveur de la patrie
Russie · 17451813
88
/100
9
Batailles gagnées
3
Batailles perdues
NaN
Hommes commandés
45
Années de carrière
"La patience et le temps font plus que la force et la passion."
Attribué à Koutouzov, cité par Léon Tolstoï dans Guerre et Paix

Biographie

Mikhail Illarionovich Koutouzov, né le 16 septembre 1745 à Saint-Pétersbourg, est la figure militaire la plus paradoxale de l'ère napoléonienne. Vaincu à Austerlitz en 1805 dans l'une des défaites les plus humiliantes de l'histoire russe, il est rappelé sept ans plus tard pour sauver la Russie de Napoléon — et y parvint non par une grande victoire, mais par l'une des retraites les plus stratégiques de toute l'histoire militaire.

Vétéran de cinquante ans de campagnes, Koutouzov avait perdu un œil lors de l'assaut ottoman de 1774 et survécu à une blessure à la tête jugée mortelle. Son expérience des guerres contre les Turcs et contre la France révolutionnaire lui avait enseigné une sagesse rare : la préservation de l'armée prime sur la gloire des batailles.

À Austerlitz, le 2 décembre 1805, il conseilla de ne pas engager le combat et fut ignoré par le Tsar Alexandre Ier. La défaite qui s'ensuivit lui donna raison. En 1812, nommé commandant en chef après la prise de Smolensk, il prit la décision impopulaire et décisive de poursuivre la retraite vers l'est, y compris en abandonnant Moscou — acte inouï dans l'histoire russe. Après la bataille indécise mais saignante de Borodino, Koutouzov comprit que le temps et l'immensité russe travaillaient pour lui.

Napoléon occupa Moscou en cendres pendant un mois, attendant une paix qui ne vint jamais. Koutouzov, campant à Taroutino, reconstituait son armée. Quand les Français entamèrent leur retraite en octobre 1812, Koutouzov les harcela sans livrer de nouvelle grande bataille, détruisant la Grande Armée par le froid, la faim et les Cosaques.

Tolstoï en fit dans Guerre et Paix le symbole de la sagesse naturelle russe opposée à l'orgueil napoléonien. Il mourut en avril 1813, quelques mois avant la défaite finale de Napoléon, épuisé mais victorieux. Alexandre Ier, qui ne l'avait jamais vraiment aimé, lui fit des funérailles nationales.

Batailles clés

Austerlitz
1805 · defaite
Voir →
Borodino
1812 · ambigue
Smolensk (retraite)
1812 · victoire

Duels hypothétiques

vs Napoléon Bonaparte

L'adversaire de toute une vie. Koutouzov perdit à Austerlitz mais comprit la leçon : jamais de bataille rangée sans nécessité absolue. En 1812, sa stratégie de retraite épuisa Napoléon mieux que toute victoire.

vs Georgy Zhukov

Deux maîtres russes de la guerre défensive et d'attrition. Koutouzov sacrifie le terrain pour préserver ses hommes, Zhukov planifie la contre-offensive décisive. En guerre totale, Zhukov. En stratégie pure, match ouvert.

Compétences

Tactique0/100
Stratégie0/100
Leadership0/100
Innovation0/100
Vote mensuel
0
vote ce mois