"Il n'est rien d'impossible à qui essaie."
Biographie
Alexandre III de Macédoine, né en juillet 356 av. J.-C. à Pella, reste à ce jour le conquérant le plus foudroyant que l'histoire ait jamais connu. Élève d'Aristote jusqu'à l'âge de seize ans, il reçut une éducation philosophique et militaire unique avant d'hériter du trône macédonien en -336, à la mort de son père Philippe II.
En moins de treize ans de campagnes ininterrompues, Alexandre conquit un empire s'étendant de la Grèce à l'Indus, couvrant plus de cinq millions de kilomètres carrés — soit les deux tiers du monde connu des Grecs. Sa stratégie reposait sur une combinaison de vitesse, d'audace et d'une cavalerie lourde sans équivalent : les hetairoi, les Compagnons, qu'il conduisait lui-même en pointe dans chaque bataille décisive.
Sa méthode tactique était révolutionnaire. Face à des armées perse numériquement supérieures, Alexandre identifiait systématiquement le point faible adverse et y concentrait un choc irrésistible, brisant la cohésion ennemie avant que le nombre ne joue. À Gaugamèles (-331), il affronta 250 000 soldats de Darios III avec 47 000 hommes et remporta une victoire totale en créant personnellement la brèche qui permit d'envelopper l'aile gauche perse.
Au-delà du général, Alexandre était un chef d'une charisme exceptionnel. Il partageait les dangers de ses soldats, se blessant lui-même à de multiples reprises au front. Il respectait les cultures vaincues — adoptant le costume perse, épousant Roxane de Bactriane — une politique d'intégration novatrice qui permit de consolider ses conquêtes.
Mort à Babylone en juin 323 av. J.-C., à seulement 32 ans, probablement d'une fièvre typhöide aggravée par l'alcool, Alexandre laissa un empire qui se fragmenta immédiatement entre ses généraux (les Diadoques). Mais son héritage — la diffusion de la culture grecque en Orient, le développement des grandes cités comme Alexandrie d'Égypte — marqua l'Antiquité pour des siècles.
Napoléon, César, Frédéric le Grand : tous se réclamaient de son exemple. Pour les historiens militaires, Alexandre demeure la référence absolue de l'art de la guerre antique.
Batailles clés
Duels hypothétiques
Napoléon l'admirait profondément. Alexandre aurait l'avantage en terrain ouvert, Napoléon en guerre de mouvement sur de longues distances.
Le duel ultime de l'Antiquité. Alexandre attaque avec sa cavalerie des Compagnons, Hannibal riposte avec ses éléphants. L'issue resterait indécise pendant des heures.