"Un soldat qui se bat jusqu'à la mort est plus précieux que dix qui battent en retraite."
Biographie
Georgy Konstantinovitch Zhukov, né le 1er décembre 1896 dans un village de Russie centrale, est le commandant militaire qui a le plus contribué à la victoire alliée lors de la Seconde Guerre mondiale. Sans Zhukov, il n'y aurait peut-être pas eu de victoire soviétique — et donc, sans doute, pas de victoire alliée.
Fils de cordonnier, Zhukov gravit les échelons de l'Armée rouge après la révolution bolchevique. Il se révéla d'abord à Khalkhin Gol en 1939, où il vainquit les Japonais avec une combinaison de blindés, d'artillerie et d'infanterie motorisée qui préfigurait la doctrine soviétique moderne. Ce succès lui sauva probablement la vie : les purges de Staline avaient décimé le haut commandement, et Zhukov faisait partie des rares généraux compétents restants.
Pendant l'Opération Barbarossa (1941), Zhukov défendit Moscou puis lança la première contre-offensive soviétique victorieuse. Mais son chef-d'œuvre fut Stalingrad. Planifiant en secret avec Vasilevski l'Opération Uranus, il coordonna l'encerclement de 330 000 soldats de l'Axe en quatre jours — la plus grande catastrophe militaire de l'histoire allemande.
Sa masterpiece stratégique reste l'opération Bagration (1944) : 2,5 millions de soldats frappant simultanément en six endroits différents, disloquant le groupe d'armées Centre allemand en deux semaines. Puis Berlin en 1945 — la bataille finale.
Héros de l'Union soviétique quatre fois, Zhukov fut ensuite marginalisé par un Staline jaloux de sa gloire, puis réhabilité par Khrouchtchev. Il mourut en 1974, laissant des Mémoires qui restent la source la plus précieuse sur le front de l'Est.
Batailles clés
Duels hypothétiques
Zhukov avait des ressources que Napoléon n'imaginait pas. Sa planification méticuleuse d'Uranus aurait rendu difficile toute rupture napoléonienne. Mais Napoléon en 1805, en pleine forme, aurait trouvé des failles dans la rigidité du système soviétique.
Zhukov contre Rommel en Afrique du Nord : l'attrition soviétique aurait écrasé l'improvisation de Rommel. Les ressources auraient décidé. Mais en combat de commandement pur, Rommel aurait pu surprendre le méthodique Zhukov.